Le tibétain s'écrit de gauche à droite. Son écriture, inventée au VIIe siècle par Thonmi Sambhota sur le modèle de l'écriture indienne Brāhmī, est restée pratiquement inchangée depuis. C'est une écriture syllabique : chaque unité graphique représente une syllabe.
Les cinq voyelles
Le tibétain possède cinq voyelles. La voyelle a est la voyelle de base, inhérente à toute consonne. Les quatre autres s'écrivent sous forme de signes diacritiques placés au-dessus ou au-dessous de la consonne.
Voyelle | Tibétain | Prononciation |
a | འ | comme dans « patte » |
i | འི | comme dans « vie » |
u | འུ | comme dans « ou » |
e | འེ | comme dans « fée » |
o | འོ | comme dans « beau » |
Les trente consonnes
L'alphabet tibétain comprend trente consonnes, réparties en séries selon leur point d'articulation.
Série ka (vélaires)
ཀ་ཁ་ག་ང་
ka — kha — ga — nga
Série ca (palatales)
ཅ་ཆ་ཇ་ཉ་
ca — cha — ja — nya
Série ta (dentales)
ཏ་ཐ་ད་ན་
ta — tha — da — na
Série pa (labiales)
པ་ཕ་བ་མ་
pa — pha — ba — ma
Série tsa (affriquées)
ཙ་ཚ་ཛ་ཝ་
tsa — tsha — dza — wa
Série zha
ཞ་ཟ་འ་ཡ་
zha — za — 'a — ya
Série ra
ར་ལ་ཤ་ས་
ra — la — sha — sa
Consonne finale
ཧ་
ha — a
Les chiffres tibétains
Le tibétain possède son propre système de chiffres. Ils s'écrivent comme suit :
༡ ༢ ༣ ༤ ༥ ༦ ༧ ༨ ༩ ༠
1 — 2 — 3 — 4 — 5 — 6 — 7 — 8 — 9 — 0
La syllabe tibétaine
En tibétain, la syllabe est l'unité de base de l'écriture. Elle peut être simple — une consonne suivie d'une voyelle — ou complexe, avec des lettres placées au-dessus ou en dessous de la consonne principale.
Chaque syllabe est séparée de la suivante par un point médian appelé tsheg (་).
Exemple simple : la syllabe བོད (Böd) signifie « Tibet ».
Les syllabes se groupent en mots, et les mots en phrases. Les phrases se terminent par une barre verticale appelée shad (།).
💡 Conseil pratique : avant d'apprendre à lire, exercez-vous à reconnaître les formes des trente consonnes. Chaque consonne a une silhouette propre que l'œil finit par identifier d'un coup.